DOULEUR

(Texte rédigé pour les réseaux sociaux)

Douleur

Est-ce que vous avez mal parfois, physiquement ?

Que ce soient les petites douleurs physiques qui partagent notre quotidien, celles avec lesquelles on pactise, on « fait avec », avec lesquelles on cohabite.
Ou les « grosses » douleurs plus occasionnelles.🌪

Depuis toute petite, j’ai des douleurs.
J’ai physiquement mal.
A des échelles différentes, mais tout le temps.

A tel point que j’avais associé mon corps à la douleur.
Que pour moi vivre avec des douleur était une réalité, une norme acceptable, un fait et surtout quelque chose de « normal ».
Que j’avais appris à vivre en ayant mal, grâce à de nombreux stratagèmes et arrangements avec moi même au quotidien.
C’est fou notre capacité d’inventivité pour composer avec et supporter l’insupportable.

Evidemment, je suis une hypersensible : je ressens tout, tout le temps, de façon XXL.

Alors petite, mon corps faisait son job à plein régime, et éliminait du mieux qu’il pouvait tout ce que j’accumulais comme données énergétiques et émotionnelles (les miennes, celles de toutes les personnes que je rencontrais, les lieux, le visible, l’invisible, etc …) et donc j’étais plus ou moins tout le temps malade.

J’avais tout le temps mal quelque part.
Souvent à plusieurs endroits chaque jour.
Mon corps somatisait tout.
Mon corps me sauvait littéralement.
Mais à l’époque je n’en avais aucune conscience.

A tel point que j’avais hérité du surnom « Caro bobo » toute petite.🧸

J’ai donc développé la croyance d’un corps fragile.
Qui tombe facilement malade. 🤒
Qui n’est pas résistant.
Qui se fait facilement mal.

D’un corps douleurs.
D’un corps, de ce fait, limitant.
Ralentissant.
Pas fiable.
Empêchant.
Fardeau.
Corps devenu ennemi. .

J’ai ensuite pris conscience, rapidement, au fur et à mesure de mon parcours, que mes douleurs étaient des messages.📩

Que mon corps faisait son job d’alchimiste,  en transformant et en exprimant du mieux qu’il pouvait mon bordel émotionnel, mes peurs, tout ce que je taisais et aussi tout ce que je ressentais des autres et qui n’était pas à moi.

J’ai alors commencé à déconstruire ma croyance du corps ennemi 🥊pour entamer un chemin vers mon corps ami 🤝.

Un loooong chemin de réconciliation sur lequel je continue de gravir des marches qui m’émerveillent et m’ancrent toujours plus dans la vie 🧗🏼‍♂… mais ça j’y reviendrais certainement dans d’autres posts.😉

Ce matin je suis sortie de 5 jours d’enfer migraineux (du genre dans le noir à vomir mes tripes de douleur).🔥

Quand on a mal, il y a une grande quantité d’énergie qui part dans la gestion de la douleur.
Dans sa gestion physique et dans sa gestion morale.
Un gouffre énergétique.

La douleur est un véritable enfer.
Un enfer qui enferme.
Qui absorbe tout. Totalement.
Qui ramène à l’intérieur. Violemment.
Qui créé des remparts triple épaisseur vis à vis de l’extérieur.
Qui aspire vers soi.
Qui monopolise toutes nos ressources physiques, morales, émotionnelles, énergétiques.
Qui prend toute la place.
Vampire de vie.💣

La douleur fragilise, affaibli, et rend vulnérable.
Elle nous ampute d’une partie de nos capacités.
D’une partie de nous même.

Surtout, elle entraine une fatigue et une souffrance morales.🙈

1 – D’abord, souvent, par réflexe, celle d’essayer de lutter contre la douleur, de l’apaiser ou de faire disparaitre avec un médicament.💊
2 – Puis, celle de réussir à quand même « vivre normalement » sa journée. Tenir ses engagements, travailler, échanger avec les autres, alors que chaque acte exige au minimum 40% d’énergie supplémentaire à ce que c’est habituellement.🧯
3 – Ensuite, celle du stress et de l’angoisse générées par « Oh merde et si c’est encore là demain, et après demain comment je fais pour ceci? Et cela ? Et m’occuper des enfants ? Et j’avais promis à mon amie de venir ceci ? »🤯
4 – Enfin, celle la résignation, de la sensation d’être vaincue et d’abdiquer et se mettre à devoir annuler des temps de vie, de travail, et de partage importants sur les jours à venir.

Parfois, on peut se heurter à l’incompréhension de l’extérieur.🙉
Surtout si la douleur est invisible.
« Une migraine? Ah t’as mal à la tête quoi … »
De ce qui ont cette chance d’avoir un corps en forme.
Qui ont rarement mal.
Qui ne comprennent pas ce que c’est que d’assumer un quotidien dans la douleur. Le courage et la force que ça demande.
Qui se permettent des remarques, des jugements et des regards parfois durs.

Et puis il y a aussi le cas de la douleur « chronique » ou en tous cas récurrente. 🔁
Qu’on a réussi à bien améliorer, qu’on rencontre bien moins fréquemment.
Qu’on a été explorer, écouter, qu’on a cherché à comprendre et travaillé dessus depuis plusieurs années.
Et qu’après une longue période d’accalmie elle se manifeste à nouveau.🔕

En un claquement de doigts, un quart de seconde, le moral fissure.
L’effet « rechute, retour en arrière, retour à zéro » qui nous éclate en pleine face et nous envahis. 🧨
Qui peut générer un énorme sentiment de désespoir.
D’auto-trahison peut-être aussi.

Le niveau de détresse est alors souvent plus intense que lors de la dernière « crise de douleur » ressentie … parce que ça devient de plus en plus insupportable de passer par là.

Et parfois aussi, la culpabilité du : mais pourquoi je m’inflige ça ? Pourquoi je me fais vivre cette douleur, pourquoi je me fais passer par ça pour comprendre, avancer, changer, transformer ?
La colère contre soi de retomber là dedans.
De se faire à nouveau aussi mal.

Et la peur viscérale du : Et si ça continuait tout le temps ? Et si ça ne passait jamais ?😔

Alors si aujourd’hui ces mots te parlent de toi. 🙏🏻
S’ils résonnent en toi.
Si tu as aussi souvent mal. Trop mal. Mal tout court.
Si tu connais trop bien la douleur.

J’ai envie de te partager que: ça n’est pas quelque chose tu es obligé de subir.💕
Que tu n’as pas à rester ainsi et à vivre comme ça toute ta vie.
Que tu peux transformer ça si tu le souhaites.
Et que vraiment, je te l’assures, c’est possible.

Que si tu es déjà en chemin, et que comme moi parfois tu fais des rechutes, ça n’est pas grave parce que tu ne reviendras jamais en arrière, au point de départ et au point zéro.🔛
Que ces moment sont des piqures de rappel, pour te rappeller ton choix, te rappeler à toi, ton remettre dans ton chemin.
Que tu ne pourras qu’avancer et cheminer vers du mieux. 🔜

Que la douleur, et surtout ton corps, sont de formidables alliés qui sont porteurs de messages vitaux et indispensables à ta survie physique et morale. 💌
Que ces messages nous indiquent que quelque chose ne fonctionne pas correctement dans notre façon d’être, de vivre.
Qu’il y a besoin de réajuster, écouter, stopper, changer quelque chose … et de le faire sans tarder.
Qu’il est hyper important de les écouter.

Les écouter c’est :
Ne pas lutter contre.
Accueillir.
Entrer dedans.
Entendre.
En comprendre le message

Notre corps est fait pour fonctionner.
Fonctionner sans douleur.
Nous permettre de faire ce que l’on souhaite.
Nous procurer du plaisir.
Nous faire du bien.
Nous soutenir dans notre accomplissement.💪🏻

La douleur n’est pas indispensable.🕊
Elle n’est pas obligatoire.
Elle n’est pas une malédiction dont on est obligé de souffrir toute sa vie.
On peut faire le choix de s’en passer.
On peut faire le choix de l’amoindrir, de la diminuer.
De la rencontrer de moins en moins fréquemment.
De la rendre plus discrète et efficace aussi.

C’est notre alliée.💕
Au lieu de nous couper de la vie, la douleur est finalement là pour nous y ramener pleinement.

Caroline Durand

CONTACT US

We're not around right now. But you can send us an email and we'll get back to you, asap.

En cours d’envoi

Vous connecter avec vos identifiants

Vous avez oublié vos informations ?